Projet Accompagnement Solidarité Colombie

De la menace à l'offensive: la USO directement visée

29 Janvier 2015

L'année 2015 commence avec des menaces et des tentatives d'assassinat contre le syndicat de la USO

Depuis le début de l'année, 13 dirigeants du syndicat USO (Union syndicale ouvrière) ont reçu des menaces de mort dans différentes régions du pays et deux d'entres eux ont été victimes d'attentats à l'arme à feu. Le syndicat dénonce le « silence complice » des autorités et lance un cri d'alarme contre une orquestration d'actions qui semble provenir d'un « centre unique de coordination ». 
 
Les dirigeants ayant été victimes d'attentats, Oscar Garcia et Rodolfo Valentino Preda, respectivements dirigeant de la USO dans le département de Arauca et vice-président du syndicat, ont tous deux été la cible de tireurs armés les 6 et 23 janvier derniers alors qu'ils se déplaçaient en voiture.
 
Ces événements s'ajoutent à l'assassinat du militant Carlos Pedraza le 19 janvier dernier, ainsi qu'à d'autres menaces contre des leaders sociaux, des syndicalistes et des politiciens.
 
« Il y a un certain temps que nous n'avons pas vu une telle avalanche d'attaques et de menaces », affirme Jairo Ramirez, conseiller de la Commission de droits humains et de la paix de la USO. Ramirez considère qu'il y a des liens préocupants dans le secteur pétrolier « où les patrons sont proches des paramilitaires et de l'extrême droite. » 
 
La USO a présenté une liste des menaces contre ses dirigeants reçus au cours du mois de janvier. Ces dernières font notamment état d'appels et de lettres de menaces, de menaces directes, d'ultimatums exigeant que des militants syndicaux quittent le pays sous peine d'être tués, de messages textes envoyés à des cellulaires, dont certains avis signés par des groupes paramilitaires.
 
Le syndicat fait remarquer l'inaction du gouvernement et demande que le président Santos « abandonne son ambiguité » et « mette fin aux pratiques criminelles des forces armées, qu'il procède au démantèlement du phénomène paramilitaire qui est une création de l'État pour anéantir les mouvements sociaux ».

 

Auteur: 
Colombia Informa

Source: