Projet Accompagnement Solidarité Colombie

Martin Ayala, défenseur de droits humains est détenu

27 June 2016

Bogota, 27 juin 2016, 16h /Trochando Sin Fronteras

Des membres de la police nationale détiennent le défenseur de droits humains et l’attachent à un arbre dans le centre de Bogota.

Martin Ayala se retrouve privé de sa liberté depuis ce matin [libéré sans accusation après 24h de détention], quand il fut approché par des membres du CAI de Monserrate de la police nationale. Le défenseur de droits humains et directeur de la corporation sociale pour la consultation et la capacitation communautaire – COSPACC, s’est fait insulté par la police alors qu’il tentait de comprendre la raison qui les portaient à interroger et  fouiller un de ses amis qui se trouvait à quelques mètres du dit CAI.

Les agents lui ont d’abord dit que ce n’était pas de ses affaires, puis lui ont demandé de donner ses papiers d’identité. Martin s’est limité à montrer sa carte de citoyenneté (cedula) et à énumérer les chiffres de celle-ci. Cependant, les agents de police ont tenté de le déposséder de son document, ce à quoi le défenseur de droits humains s’est opposé, tentant d’éviter l’intimidation des fonctionnaires.

Plusieurs membres de la police ont insulté Ayala, l’ont immobilisé et attaché à un arbre situé à côté du CAI. Il a été retrouvé là par l’avocat Armando Nino et par le défenseur de droits humains, Franklin Castaneda (Ver video).

Les policiers tentent d’arrêter Martin Ayala, à des fin de judiciarisation, pour délit de « violence contre un serviteur public ». Cette manœuvre judiciaire a été utilisée par la police pour justifier une détention  et un mauvais traitement auquel a été soumis le défenseur de droits humains, se basant sur une supposée agression d’un fonctionnaire public, un fait qui n’a jamais existé.

A cette heure, Martin Ayala est encore privé de liberté, en attente que le bureau du procureur sollicite devant un juge la légalisation de son arrestation par une audience publique de contrôle de garanties, à l’Unité de Réaction Immédiate –URI- de Puente Aranda.


[1]     Cospacc a été l’organisation gagnante du prix national de défense des droits humains 2015 pour son travail d’accompagnement de communautés victimes de crimes d’État. 

Author: 
Trochando sin Fronteras

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